je n'ai pas encore de titre

Publié le 29 Septembre 2015

Cela date un peu, mais j'ai pris plaisir à le relire ce soir, à l’apprécier un peu plus qu'il y a 5 ans lorsque je l'ai écrit. Libre a vous de lui donner un titre.

Bonne lecture

Le temps passe et il a désormais suspendu son cours.

Depuis tout ce temps j’attends.

Je retiens le cours de la vie pour ne pas oublier.

Ne pas oublier qu’elle est là, non loin.

J’espère à chaque instant, la revoir un jour.

La retrouver, revivre cette liberté qu’elle m’avait donnée.

C’est une lutte de chaque instant.

Toutes mes énergies sont mobilisées.

J’irai au delà de l’épuisement et de la souffrance pour nourrir mon espérance.

Rien ne m’en empêchera, c’est la seule et dernière liberté qui m’appartient encore.

Celle d’attendre jusqu'à l’aliénation totale.

Juste pour enfin une fois réaliser un rêve, mon rêve, le plus fort le plus simple.

Et pourtant mon esprit vacille et chancelle au gré des événements, des indices et impressions que je recueille.

Je ne me fais plus de raisons.

Je reste entre deux eaux à rêver parfois.

Mais dormir est de plus en plus difficile.

Je suis tenté de tricher pour profiter d’un long sommeil.

Je ne veux pas laisser mon inconscient m’effrayer et me réveiller en sursaut.

Je n’attends plus de miracle.

La volonté, l’envie l’acceptation de nos peurs.

Ce sont ces éléments seuls qui feront la différence.

Mais il ne faut pas être tenté par un contrôle total.

Ce ne serait qu’une illusion de croire que nous pouvons tout maîtriser.

Reste cette attente.

Cette absence interminable et sans fin.

Ou je suis comme un enfant qui s’ennui de quelqu’un.

Parfois l’envie d’abandonner se fait forte.

Mais renoncer pour qui pour quoi ?

Reprendre le cours du temps et se rendre compte de tout ce que nous avons perdu.

Et se rendre compte ensuite que l’avenir est lui aussi perdu parce que nous avons renoncer.

C’est un choix cruel.

Douloureux pour la fierté.

Se dire encore une fois que nous n’avons pas accompli quelque chose de beau et de sublime.

Porter ce sentiment d’échec qui nous ronge et nous détruit.

Je suis l’artisan de ma propre destruction tout autant que je suis la source de mon bonheur.

Et dans ce temps suspendu je ne fais pas de choix, je fais le choix de ne pas en faire.

De continuer à vivre, survivre dans cette bulle, cet espace de liberté si confiné.

La fin de cette attente puisse-t-elle arriver.

La fin sera une explosion.

Une explosion de tout en un chaos puissant et harmonieux.

Aussi fort qu’un cri de douleur et de joie d’un prisonnier retrouvant sa liberté.

Un espoir vrai, une lumière dans les heures sombres que j’aurai traversé.

Mais le temps reste immobile.

L’absence devient difficile.

Sa douceur me manque, tout comme son regard.

Ce qu’elle est me manque.

Elle me manque…

J’espère chaque matin et chaque soir croiser ton regard ne serait-ce que furtivement.

Un instant te voir, te saisir

Et te dire que ce temps que je trouve si long ne sera plus rien lorsque tu seras prêt de moi.

Simplement, pardonnons nous, et accordons nous cette liberté de profiter de ce qui nous est offert.

Ne gâchons pas ce que nous avons touché du doigt un soir d’été.

Je ne veux que ton bonheur, te voir sourire et rire.

Te voir libre et le crier.

Avoir cette fierté de me dire « je t’appartiens »

Me balader en tenant ta main sans me soucier du lendemain.

Rédigé par Le Receleur

Publié dans #texte

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